• La découverte du Nouveau Monde

    La découverte du Nouveau Monde

  • La découverte du Nouveau Monde : une terre de mission

    Le Nouveau Monde est le terme désignant particulièrement le continent américain. Il fut utilisé au XVIe siècle à propos de terres découvertes au-delà de l'océan Atlantique, lorsqu'il devint évident que ce que l'on appelait jusque là "les Indes occidentales" était en fait un nouveau continent. Lequel sera finalement nommé « Amérique» par le cartographe Martin Waldseemüller, dans son planisphère de 1507 en honneur à l'explorateur Amerigo Vespucci.

    Cette appellation s'oppose à l'Ancien Monde connu jusqu'alors : l'Europe, l'Afrique et l'Asie.
    Dès sa découverte, l’Amérique représente un monde sur lequel se projette massivement l’imaginaireutopique, avec ses attentes, ses espérances et ses rêves. Ce territoire a donc été le théâtre d'affrontements à la fois entre civilisations locales et à la fois entre civilisations indigènes contre européennes. L'arrivée des premiers Européens, à la fin du XVe siècle, qui commencent implantations et colonisations et la rencontre brutale entre deux civilisations différentes ont abouti à une cohabitation puis peu à peu à la disparition de l'une pour l'accession au pouvoir de l'autre.

    De nombreux pays tels que l'Espagne, le Portugal, le Royaume-Uni ou bien la France ont participé à cette conquête du Nouveau Monde. Avant d'être un continent, l'Amérique fut donc un rêve, le territoire de l'imaginaire européen, où les représentants d'une civilisation exténuée et pervertie, autrement dit l'Europe, pouvaient retrouver l'âge d'or du monde, la société primitive dans son état d'innocence, et en même temps disposer de l'espace vierge où bâtir de toutes pièces une société nouvelle.

    Mais avant ces conquêtes et ces revendications territoriales, il y a bien eu une découverte n'est-ce pas ?

    C'est l'année 1492 qui marque la fin de la guerre de Reconquista (Reconquête) contre les Maures, et l'expulsion des Juifs d'Espagne.
    Le Royaume d'Espagne entre alors dans une période de stabilité politique qui va permettre de financer les expéditions en mer. L'unité religieuse du pays est également assurée.
    Ferdinand II, roi d'Aragon et de Sicile, et Isabelle Ière, reine de Castille, sont alors les souverains du royaume et gouvernent à eux-deux l'ensemble de la péninsule ibérique à l'exception du Portugal. Ils commencent alors à s'intéresser de plus près aux conquêtes océanes.

    C'est ainsi que la Conquista (Conquête) commence avec la " découverte " de l'Amérique par le fameux personnage de Christophe Colomb qui fit en tout quatre expéditions en Amérique de 1492 à 1504.

    Cependant, il faut savoir que le premier objectif de Colomb n'était pas d'atteindre les Amériques encore inconnues mais de rejoindre les Indes orientales par l'Atlantique, avec Cipango (appelé aujourd'hui Japon, Cipango étant le nom donné à ce pays par Marco Polo) comme premier objectif.
    Il est en effet connu depuis les Grecs anciens que la Terre est ronde, et Ératosthène (astronome, géographe, philosophe et mathématicien grec du IIIe siècle) avait donné une estimation à peu près exacte de sacirconférence. Mais les textes grecs sont mal connus à l'époque, et c'est sur les mesures de Pierre d'Ailly (cardinal français) que Colomb se base pour mesurer le temps de son voyage et la distance qui le sépare des Indes Orientales. Cependant, Pierre Ailly se base lui-même sur des textes arabes qui utilisaient les mille de 1 973 mètres et non les mille romain de 1 482 mètres, rendant ainsi les mers séparant les continents plus petites.

    Christophe Colomb expose ainsi son projet à un groupe d'experts choisi par le roi de Portugal Jean II qui le rejette sans appel. Il tente alors sa chance en Castille où on lui suggère de se rendre à Cordoue auprès de la reine Isabelle. Son projet est encore rejeter par trois fois et c'est grâce à l'intervention de Louis de Santangel, trésorier de la maison du roi, que la reine approuve la demande de Colomb. En effet, Santangel met en avant les retombées économiques potentielles de la découverte de la nouvelle route qui permettrait de s'affranchir des douanes orientales.

    Le 17 avril 1492, il signe alors près de Grenade, avec les Rois Catholiques, les Capitulations de Santa Fe, un contrat lui donnant le titre de noblesse héréditaire d'Amiral de la Mer Océane, les titres de Vice-Roi et de Gouverneur général des territoires qu'il pourrait découvrir, un dixième des richesses qu'il en retirerait et un huitième du profit de son expédition.

    La découverte du Nouveau Monde : une terre de mission

    Le premier voyage de Colomb dura un an, de 1492 à 1493. Grâce au soutien des souverains espagnols et de l'aide matérielle de deux armateurs, les frères Pinzón, Christophe Colomb a pu armer une caraque, la Santa Maria, et deux caravelles, la Pinta et la Niña. Le départ a lieu le 3 août 1492.

    La flotte fait d'abord escale dans l'archipel des Canaries, possession espagnole, puis part vers le sud-ouest en suivant les alizés, vents intertropicaux. Les équipages s'inquiètent bientôt de l'absence de terre.
    Le 10 octobre, ils sont à bout et sur le point de se mutiner. Enfin, après 36 jours de navigation (au lieu des 15 escomptés), les navires accostent sur une petite île que les Espagnols baptisent San Salvador le 12 octobre. Les marins, quand ils descendent à terre, sont bouleversés par... la nudité des pacifiques Taïnos, des Indiens du groupe des Arawaks. Malgré ou à cause de leur nudité, les femmes indigènes les attirent. Cela leur vaudra de ramener en Europe, sans le savoir, une terrible maladie vénérienne, la syphilis. En contrepartie, les Européens amènent aux habitants de ce Nouveau Monde des maladies comme la rougeole qui vont les décimer en quelques années, plus sûrement que les arquebuses et les épées.

    Les navires ne s'attardent pas et poursuivent vers ce qui sera plus tard connu comme l'île de Cuba.

    Le 6 décembre 1492, Christophe Colomb et les deux bateaux qui lui restent arrivent en vue d'une nouvelle île que les indigènes appellent Ayiti (Haïti). Les Espagnols la rebaptisent Isla española (dont on fera Hispaniola). L'île séduit les Européens par sa beauté et recèle quelques ressources dans le sous-sol et les rivières comme l'or.

    Dans la nuit de Noël, la lourde Santa Maria s'échoue sur la grève, au nord de l'île.
    Faute de pouvoir ramener tous les hommes en Espagne, l'Amiral fait construire un fort avec les débris du navire et laisse sur place 39 hommes.

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    Le 4 janvier 1493, enfin, il prend le chemin du retour avec la Niña. Après une difficile traversée, le 31 mars, c'est l'entrée triomphale à Palos puis à Séville, où les habitants se pressent pour voir et toucher les sept Taïnos que Colomb a ramené des îles et que l'on qualifie aussitôt d'«Indiens» (car chacun croit que leur terre d'origine fait partie des Indes).

    À Haïti, les choses tournent très mal pour les hommes restés sur place. Plutôt que de se tenir tranquilles, ils tentent de soumettre leurs voisins indiens. Ces derniers ripostent en attaquant le fort et massacrant ses habitants. Mauvais début pour la colonisation. 

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    Le second voyage de Christophe Colomb dura de 1493 à 1496. Ce voyage a pour but d'assurer la relève de la quarantaine d'Espagnols laissés à Hispaniola en janvier 1943. Colomb réussit à convaincre les souverains espagnols que l'avenir était à la colonisation. Il reprend donc la route avec 17 caravelles portant entre 12 000 et 13 000 hommes ; parmi eux des marins, des écuyers, des domestiques, des cartographes, des artisans, des médecins, des astronomes et une vingtaine de religieux destinés à convertir les Indiens. L'évangélisation commence donc à partir du second voyage de Colomb. Les hommes devraient pouvoir s'installer dans les îles, fertiles et peuplées d'une abondante main d'œuvre. Il n'y a pas de femmes dans ces voyages : les hommes devraient donc faire souche en se mariant avec des Indiennes.

    A son arrivée en septembre 1493, Christophe Colomb constate que les Espagnols ont été anéantis. En effet, une partie d'entre eux a été victime de maladies inconnus en Europe. Pendant l'absence de Colomb, les Espagnols ont tenté de voler les indigènes ou de prendre de force les femmes et les jeunes filles. Les indigènes se sont donc vengés en brûlant leur fort. Le prince du pays, Guacapagari, s'excusa mal, alléguant des maladies, une agression venue d'une autre tribu. Un autre établissement fut donc construit à quelque distance, La Isabela.
    Les nouveaux arrivants s'installent et commencent la mise en valeur d'Hispaniola : ils tentent d'y faire pousser des plantes européennes, ce qui est souvent un échec, car les climats ne sont pas les mêmes.

    Comme la recherche de l'or n'a pas été couronnée de succès et que les plantations se révèlent difficiles, la colonisation devient trop coûteuse pour les commanditaires de Colomb. Celui-ci imagine alors de se livrer au trafic d'esclaves, c'est-à-dire des Indiens des Caraïbes, accusés de cannibalisme, que l'on vendrait en Europe. Il envoie près de trois cents Indiens captifs en Europe. Après bien des hésitations, la reine Isabelle de Castille refuse cette idée au nom des principes chrétiens (son petit-fils Charles Quint n'aura pas les mêmes scrupules, puisqu'il autorisera la traite des noirs). Ce voyage permet à Colomb de découvrir la mer des Caraïbes et les côtes de Cuba et de mettre pied à la Jamaïque, dans les petites Antilles au nord de la Dominique.

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    Le troisième voyage de Christophe Colomb dura de 1498 à 1500.

    Le 30 mai 1498, Christophe Colomb appareilla de San Lucar de Barrameda avec six caravelles, portant deux cents hommes, sans compter les marins. Pour éviter des corsaires français, il passa par Madère; le 21 juin il était à l'île de Fer. Il divisa son escadre, envoya trois caravelles directement à Hispaniola ; avec les trois autres il alla aux îles du cap Vert, puis mit le cap vers l'Ouest le 4 juillet 1498, dans l'intention d'explorer la zone torride, où il jugeait devoir trouver les épices et les pierres précieuses. Le 31 juillet, il apercevait l'île de la Trinité, la plus méridionale des petites Antilles. Ce voyage ne nous est connu que par Las Casas qui a fait une copie d'une relation de Colomb. On ne se rend pas un compte très net de l'itinéraire parcouru; la question a son intérêt puisqu'il s'agit de la découverte de l'Amérique du Sud et du continent.

    Cependant Colomb est disgracié. Les motifs sont multiples : il n'a pas réussi à découvrir la route maritime d'Asie (alors que le Portugais Vasco de Gama en mai 1498 atteint les Indes en contournant l'Afrique, donnant ainsi la route de l'or, des épices, des pierres précieuses aux Portugais). Les colons installés à Hispaniola s'entretuent et la colonisation agricole ne fonctionne pas, faute de main d'œuvre et de plantes adaptées. Les nobles contraints au travail ne le lui pardonnent pas. Son idée de trafic d'esclaves est très mal vue. Aussi en 1499, il est emprisonné et ramené captif en Espagne. Il est cependant libéré, mais tenu à l'écart des expéditions espagnoles entreprises par d'anciens compagnons.

    La découverte du Nouveau Monde : une terre de mission

     Le quatrième voyage entrepris par Christophe Colomb, lorsqu'il eut renoncé à reprendre le gouvernement de l'Hispaniola, fut, comme les précédents, inspiré moitié par des raisons mystiques, moitié par des combinaisons commerciales. Ses idées sur la fin prochaine du monde, l'urgence d'une nouvelle croisade le hantaient.

    Il atteint le 30 juillet 1502 la côte du Honduras. Toujours en quête d'un passage vers la Chine, il longe l'Amérique centrale, avant de rentrer en Espagne en 1504.


  • Suite à la découverte de Christophe Colomb, une phase d'exploration et de prise de contact avec les Indigènes arriva.

    Le terme « Indien », communément donné aux Indigènes d’Amérique Latine, est dû à l’erreur de Christophe Colomb qui, pensant avoir atteint les Indes lorsqu’il débarqua à Hispaniola en 1492, appela les indigènes « Indios ».

    Jusqu'au milieu du XVI ème siècle les conquistadors progressent rapidement et anéantissent les deux grand empires Aztèques et Incas. Mais tous les peuples ne sont pas encore tous dominés, ainsi les peuples du nord du Mexique se soulèvent au XVII ème siècle. D'autre part, l'Amazonie reste isolée pendant plusieurs centaines d'années. Au cours de ces quatre expéditions (de 1492 à 1504), Christophe Colomb explore la région des caraïbes pour le compte des rois espagnols: La reine Isabelle de Castille et le roi Ferdinand d'Aragon et le nomment premier amiral, vice-roi des Indes et gouverneur général des îles et terres fermes qu'il découvrirait. Les îles des Antilles et de Caraïbes sont d'abord exploités pour l'or et le sucre. Dès 1493-1494 les espagnols et les portugais se partagent l'Amérique latine en deux zones d'influence sous l'égide du pape, c'est le traité de Tordesillas. Les Espagnols reçoivent donc la partie ouest de l'Amérique du sud et le Mexique et les Portugais reçoivent le Brésil. 

    A la fin du XVème siècle le partage du monde avait été définis entre les espagnol et les portugais pour responsabiliser les missions catholiques.





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